La Nétiquette sur Internet

La nétiquette est une règle informelle, puis une charte qui définit les règles de conduite et de politesse recommandées sur les premiers médias de communication mis à disposition par Internet.
S’il ne fallait retenir qu’une règle : Ce que vous ne feriez pas lors d’une conversation réelle face à votre correspondant, ne prenez pas l’Internet comme bouclier pour le faire. À cette notion de courtoisie et de respect de l’autre viennent ensuite se greffer des règles supplémentaires relatives aux spécificités de plusieurs médias.
Pour les francophones, le mot « Nétiquette » reprend le jeu de mots anglais. Il évoque trois mots :
• « Net », qui est la contraction d’Internet,
• « éthique » (comportement social, adopté volontairement)
• « étiquette », en tant que code de conduite.

Mise en forme
Il est généralement mal vu d’écrire en langage SMS. Il est donc préférable de tenir un langage en français correct. « Bonjour, je désirerais savoir comment … » est par exemple à préférer à « Bjr, je voudré savoir komen … ».
L’écriture en CAPITALES est considérée comme une parole criée, il est donc préférable d’éviter de l’utiliser. Pour une mise en évidence préférez une mise en gras ou en italique.

Confidentialité
L’écriture de données confidentielles est aussi à éviter, puisque la majorité des moyens d’échanges électroniques peuvent être sujets à des défaillances ou à des écoutes, tout comme une carte postale ou une discussion dans des transports en commun.

Fichiers joints
L’envoi de fichiers, quels qu’ils soient, est également soumis à des règles de bon sens et de correction : on veille à ne pas dépasser un poids prévisible selon la nature du document et de son correspondant. Autrement, on s’assure avant envoi de l’accord de celui-ci. L’utilisateur privilégie un format compressé ou performant (ZIP, gzip, JPEG, Ogg, etc.) et respecte la liberté de choix de son interlocuteur par l’usage de formats interopérables et standardisés (OpenDocument, PDF, HTML, etc.).

Signature
Si on choisit d’apposer une signature, celle-ci doit rester sobre, courte et adaptée aux moyens de lecture du correspondant. Elle peut, si l’on est certain de son destinataire, être suivie de ses coordonnées si l’on souhaite être contacté par téléphone ou voie postale. On veille à ne pas y répéter des informations qui sont accessibles de façon simple (déjà indiquées dans l’en-tête du message par exemple).
On évite à tout prix d’apposer une signature sous forme d’image, qui génèrerait une pièce jointe malvenue.

Réponse
Lorsqu’un internaute répond à un message, la nétiquette veut qu’il ne cite pas la totalité du message original mais uniquement les parties spécifiques auxquelles il répond et, si nécessaire, des éléments de contexte avant ou après. Pour faciliter la lecture chronologique, la réponse se fera en dessous de la citation (et non au-dessus comme on le voit souvent). Pour faire la différence entre le texte cité auquel on répond et le texte de la réponse, différents symboles sont utilisés, le chevron (caractère > au début de chaque ligne de texte cité) étant fréquent. Pour signaler les passages supprimés on trouve parfois les symboles suivants : […] ou …/… ou encore (…).
Le fait (très répandu) de répondre au-dessus du message et de citer tous les messages est, selon la nétiquette, à éviter. Cette façon de faire est appelée «top-posting», ou TOFU.

Cas particuliers
Courrier électronique

Chaque courriel présente un champ sujet (objet) dans son en-tête, il est de bon usage de le renseigner, notamment afin de faciliter des recherches ultérieures ou faciliter le classement de ses messages.
Lorsqu’un internaute reçoit un message qui lui est spécialement destiné (A), il est de bon usage d’accuser immédiatement réception et de l’informer de la suite qu’il va donner suite au message reçu. En effet le protocole utilisé pour la distribution du courrier ainsi que l’usage d’anti-spam ne garantissent pas la bonne réception du message. Cela permet également de vérifier que le courriel, s’il a un caractère important, provient bien de l’expéditeur et non d’une usurpation d’identité.

Pourriel ou courriel ?
Les courriels qui ressemblent fort à un spam ou un canular informatique (c’est-à-dire de l’information non vérifiée et souvent retransmise par des personnes de bonne volonté et parfois crédules), demandent, avant de les transmettre à quiconque, à être vérifiés. Dans le doute, il est de coutume de ne pas transmettre ce genre de contenu à ses connaissances.

Courriel à plusieurs personnes
Si une information est à transmettre par courrier électronique à plusieurs personnes qui ne se connaissent pas forcément entre elles, ou qui se connaissent entre elles mais ne sont pas proches, leur adresse électronique n’est pas mise en destinataire direct, mais en « copie cachée » (ou « copie carbone invisible » Cci, en anglais Blind carbon copy, Bcc).
Ceci a pour but d’éviter, d’une part, qu’une personne réponde à tous les destinataires en pensant ne répondre qu’à une personne, et surtout, d’autre part, la propagation de virus, vers ou spam par exemple à travers les contacts enregistrés parfois par défaut par les logiciels de gestion de courrier électronique.
La copie cachée vous permet également d’envoyer un courriel à tous ou certains de vos contacts sans diffuser votre carnet d’adresses sur Internet (ce qui pourrait, à juste titre, être considéré comme une faute grave par votre employeur dans le cas d’un fichier clients).
De même, certains utilisateurs ne souhaitent pas que leur adresse électronique soit diffusée en dehors de leurs correspondants habituels. Il est donc normal de respecter a priori une certaine confidentialité pour tous. Laisser apparaître des listes d’adresses électroniques dans les en-têtes ou dans le corps des messages, c’est comme si, sur un courrier postal collectif, on inscrivait adresse et téléphone de tous les destinataires au dos de chaque enveloppe.
Enfin, une liste exagérément longue de destinataires peut alourdir considérablement un message autrement léger, ce qui peut entraîner des coûts et des délais supplémentaires pour des correspondants qui se connecteraient via un réseau bas débit comme le réseau mobile.
En résumé, mettez tous vos destinataires en Cci pour les courriels externes à votre structure. N’utilisez A: et Cc: que dans les courriels destinés à une seule personne, un groupe très restreint de personnes qui se connaissent ou si le courriel est destiné uniquement à des collègues directs de confiance.

Pièces jointes
Lorsqu’on souhaite envoyer un fichier que le(s) destinataire(s) n’a (n’ont) pas sollicité, et a fortiori un fichier de poids important ou envoyé à plusieurs destinataires ou sur une liste de discussion, il est recommandé de ne pas joindre la pièce au courriel mais de l’enregistrer sur un serveur accessible à tous. Puis dans le courriel, simplement mettre un court texte présentant le fichier ainsi qu’un lien vers l’emplacement dudit fichier sur le serveur. Ainsi, seuls les destinataires réellement intéressés par le contenu de ce fichier iront le télécharger. Cela évite de surcharger les réseaux et de bloquer les comptes courriels de ses correspondants.
Il est recommandé d’éviter d’attacher systématiquement aux messages des pièces jointes telles que des signatures sous forme d’image, qui polluent inutilement les réseaux tout comme les boîtes de réception des destinataires.

Transfert de messages
Quand on clique sur « transférer » un message, le réglage par défaut de la plupart des logiciels de courriel fait que les en-têtes sont copiés dans le message. Ces en-têtes contiennent le nom de l’envoyeur initial, la date, le rappel de l’objet, ainsi que toutes les adresses des destinataires du message initial. Comme pour l’envoi de courriel à plusieurs personnes et pour les mêmes raisons, il convient a minima de purger le corps du message de toutes les adresses présentes à cet endroit. Au mieux, il conviendra de supprimer toutes les informations de cet en-tête n’ayant pas d’intérêt pour les destinataires. Il suffit de sélectionner le texte inutile et de cliquer sur supprimer.
On peut en principe régler son logiciel de messagerie pour qu’il n’intègre plus les en-têtes.
Le transfert d’un message sans autre ajout de commentaire n’est pas respectueux. Il peut s’assimiler à « je me débarrasse de ce message dont je ne sais pas quoi faire ». Un simple « pour info », « pour action », « on en reparle », permet au(x) destinataire(s) de savoir ce qui est attendu à la suite de ce transfert.

Copie cachée
En règle générale, la pratique montre qu’il faut éviter de mélanger des tiers destinataires visibles (mis en A: ou Cc: ) et des destinataires cachés, ces derniers pouvant répondre au message en mettant les premiers en copie non cachée.
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Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9tiquette

3 réponses à “La Nétiquette sur Internet”

  1. Lynda Corriveau dit :

    Bravo!

  2. Rose dit :

    Merci très bons pour le rapport , je suis votre blog

  3. Debbie dit :

    Grands articles et belle une conception de site web aussi 🙂

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